Damien TROLARD

Le blog photo, tout simplement

Photographie argentique ou numérique, qui choisir ?

Photographie argentique ou numérique, qui choisir ?

Hello les rigolos, aujourd’hui on parle photographie avec l’éternel duel de l’ancien contre le moderne : la photographie argentique contre la photographie numérique. C’est l’un des durs choix de la vie d’un photographe, c’est l’heure de comparer les deux camps et de voir qui remportera la coupe de la meilleure technique ! 😎

La photographie numérique

Maître mot : La polyvalence

Commençons par les plus jeunes, le numérique est arrivé massivement dans les années 2000 voler la vedette à l’argentique. Plus pratique et moins coûteux sur le long terme, ces appareils ont très vite remplacé nos vieux amis. Capable de faire les photos une par une comme 10 par 10 les appareils numériques ont été une grande révolution dans la façon photographier. Egalement capable de faire des vidéos dans un boîtier pas plus grand que ses ennemis, sa polyvalence le rend imbattable pour monsieur tout le monde comme bon nombre d’amateurs et de professionnels.

Appareil photo numérique de marque Canon sur un fond coloré

Les cartes SD (ou CF pour certains appareils) prennent place face aux pellicules. Réutilisables à volontés, le coût par image en devient quasiment nul. Un ordinateur est le seul élément nécessaire pour accéder à ses photos. Partager ses images devient un jeu d’enfant, à l’aire où les réseaux sociaux sont incontournables, difficile de ne pas faire de cet élément un argument de vente. Avec un coût de plus en plus réduit dans les boutiques, les cartes mémoires sont de plus en plus intéressantes et aujourd’hui capables d’embarquer plusieurs milliers de photos.

Des appareils pour toutes les bourses

Bien sûr le numérique a aussi ses défauts, comme pour tout autre produit moderne on trouve de tout, depuis des appareils improbables trouvés sur Wish à 1€ jusqu’aux Hasselblade à plusieurs dizaines de milliers d’euros. difficile de trouver un juste milieu. Plus fragiles et coûteux que nos amis les argentiques, ils n’en restent pas moins intéressants. Globalement on se retrouve avec 4 grands niveaux de prix :

  • Les appareils entre 100 et 350€, qui s’adressent à monsieur tout le monde. Généralement pas très qualitatif. Il est suffisant pour les personnes souhaitant faire des photos de vacances mais assez peu utile pour le photographe qui souhaite s’exercer. Les appareils de ces gammes sont plutôt voués à disparaître puisqu’ils sont bien souvent d’une qualité assez similaire à celle des téléphones actuels
  • Les appareils entre 350€ et 600€, qui s’adressent aux amateurs voire aux amateurs avertis. Ils sont fait pour ceux qui souhaitent avoir à la fois des options automatiques mais également la possibilité de passer en tout manuel. Prendre le contrôle de son appareil est idéal pour apprendre. Malgré un prix restreint et une qualité parfois un peu limite, couplés à des objectifs de bonnes qualités, peuvent tout de même permettre de produire des photos professionnelles. Habituellement leur grand défaut est de ne pas être très à leur aise en basse lumière. Cependant, les dernières générations d’appareils ont tendance à corriger cela de mieux en mieux.
  • Les appareils de 600 à 1000€, ici on arrive dans le domaine des semi-professionnels. Les appareils commencent à être de très bonnes factures, parfois tropicalisés pour leur permettre de ne pas craindre le sable ou l’humidité. Même si bien réglés ils peuvent être utilisés par presque tout le monde, la plupart des gens ne sauront que faire de la multitude de paramètres présents, ils deviennent de véritables outils de travail, tout devient faisable.
  • Les appareils au delà de 1000€, vous vous en doutez, ici c’est plus pour le milieu professionnel. Bien sûr, rien n’empêche un amateur avertis de se diriger vers eux. Avec ces appareils on ne recherche plus du tout à faire une photo banale. En prenant un appareils aussi cher l’idée de trouver une certaine forme de perfection vient généralement avec.

Evidemment, si vous vous dirigez vers un appareil à objectifs interchangeable il ne faut pas oublier qu’eux aussi sont un grand point de dépenses. La qualité de l’optique compte pour autant si ce n’est plus que la qualité du boîtier.

En bref…

Les appareils numériques sont très intéressant grâce à leur polyvalence. Capable de faire des photos comme des vidéos c’est un type d’appareil qui s’adresse à presque tout le monde. Avec un prix par image presque nul, il est vivement conseillé à des personnes faisant beaucoup de photos.

  • Le prix du stockage
  • Le coût par image quasi nul
  • Facilité de partage des images
  • Le coût du matériel
  • La qualité pas toujours au rendez-vous sur les appareils bas de gamme

La photographie argentique

Un coût pas forcément si intéressant

Ces dernières années beaucoup de photographes reviennent à l’argentique. Que ce soit par nostalgie ou par curiosité, nombreux sont ceux qui franchissent le pas. Avec des appareils à quelques euros dans les brocantes et sur le bon coin, difficile de faire plus bon marché que le matériel argentique. Bien sûr, il a en général déjà quelques décennies au compteur, mais la robustesse des vieux appareils, pour peu qu’ils aient été stockés correctement, les rend presque increvables.

Image noire et blanche d'un appareil photo argentique de marque Canon

Même si le matériel ne coûte pas grand chose l’argentique n’en reste pas moins coûteux. Ici, chaque déclenchement a un prix, pellicule, développement, scan ou tirage, chaque cliché peut rapidement coûter plus de 50 centimes d’euro. C’est donc à prendre en compte dans votre choix. Si vous faites plusieurs milliers de photos par an, avec un appareil argentique attendez vous à voir votre porte monnaie se vider à vue d’œil. Evidemment, ces coûts peuvent être tirés vers le bas en faisant les étapes du développement soit même. Mais, dans ce cas, c’est beaucoup de temps et d’investissements qui seront nécessaires.

Des contraintes fortes

La photographie argentique est un monde aux antipodes du numérique. Ici impossible de prendre des rafales, ou de vérifier si sa photo est bonne. C’est un univers à part où réfléchir à chaque photo avant de déclencher devient obligatoire puisque chaque choix influe sur la photo finale.

A commencer par le choix de la pellicule, elle définie la taille du grain, le contraste mais aussi les ISO, oubliez pouvoir changer de sensibilité à volonté, ici c’est la pellicule qui choisie, et ça peut vite devenir une très grosse contrainte. Commencer une pellicule à 100 ISO dans l’après midi veut aussi dire se retrouver coincé une fois le soir venu. Il existe quand même quelques astuces pour contourner le problème. La plus courante étant d’avoir 2 appareils. Chacun chargé avec des pellicules différentes, on peut ainsi les utiliser en fonction de la situation. Autre solution, on croise quelques appareils embarquant une fonction de rembobinage qui garde la languette de la pellicule sortie. Ça permet de pouvoir la remettre plus tard dans l’appareil. Pratique mais risquée, il faut penser à gribouiller sur la pellicule le nombre de photos déjà prises sinon gare à la superposition des images. Pour finir, certains appareils, généralement assez haut de gamme, proposent des dos interchangeables. On charge la pellicule dans le dos et change directement de dos pour changer de pellicule. A l’abri de la lumière dans le dos, on peut ainsi changer de pellicule quand on veut, à condition d’avoir plusieurs dos évidemment. C’est moins encombrant que de se trimbaler avec plusieurs appareils mais après ce n’est vraiment pas très courant.

Une méthode de travail différente

Comme chaque déclenchement a un prix, les photographes ont beaucoup plus tendance à bien réfléchir à leur cadre et leurs paramètres en amont. Inutile de penser à faire une photo pour essayer ses paramètres et son cadre, ici on fait au nez. On regarde, on analyse, puis on essaye et si ça ne va pas on fait avec. C’est une contrainte à la fois positive et négative. Dans un sens, elle oblige à réfléchir à sa photo et à l’intérêt de cette dernière. Dans un autre, quand on a pas le temps de réfléchir ou juste pas envie de trop se prendre le chou, ça peut être assez frustrant de ne pas avoir un appareil capable de tout faire instantanément sous la main.

En bref…

L’argentique c’est toute une aventure. Entre la pellicule et le résultat il peut se passer de nombreuses semaines pour réussir à obtenir ses images. D’autant plus si vous n’avez pas de laboratoire photo proche de chez vous. Malgré des appareils ultra bon marché l’argentique reste un coût. Ces appareils peuvent être très sympa à utiliser de temps en temps mais il peut vite devenir une contrainte forte lorsqu’on l’utilise beaucoup. Maintenant, l’argentique reste un style de photo à part entière où on retrouve du grain et des défauts. Si vous aimer faire avec les défauts et que vous ne faites pas des milliers d’images par an, l’argentique peut être un très bon plan pour vous.

  • Le coût du matériel
  • La solidité des appareils
  • La qualité des images même pour des appareils basiques
  • Le coût du développement et du scan
  • Le délai entre la prise de vue et le développement
  • Trouver un laboratoire photo
  • Ne pas pouvoir changer d’ISO entre les photos

Quel est le vainqueur ?

Globalement il existe de nombreux type de photographes, certain sont plus du côté de l’artiste, ils ont besoin de prendre leur temps entre chaque déclenchement, de réfléchir à chaque cadre et chaque paramètre. Pour ces derniers les deux options peuvent s’offrir à eux, l’argentique demande de la réflexion en amont, et s’y prête très bien, mais le numérique aussi peut leur aller, le choix devient alors purement un goût personnel.

Pour les autres, ceux qui sont un peu plus fou de la gâchette. Ceux qui prennent leurs photos par centaines ou simplement ceux qui n’ont pas le temps de réfléchir comme les photographes événementiels, prendre un appareil argentique peut vite devenir une contrainte aussi bien en terme de praticité qu’en terme de coût. Il peut alors être plus judicieux de s’orienter vers le numérique. Après évidemment rien ne vous empêche de trouver un petit appareil argentique sur le bon coin pour quelques euros qui vous permettra de changer d’air de temps en temps 😉

Pour résumé, il est bien difficile de définir un vainqueur dans ce duel. Chaque style a ses atouts et ses défauts tout comme chaque photographe a ses propres besoins et ses propres façons de travailler, c’est à vous de choisir votre appareil en fonction de ce que vous souhaitez. Evidemment si vous hésitez encore je ne peux que vous conseiller de prendre un numérique qui vous permettra la plus grande polyvalence. Maintenant, si vous aimez relever des défis et que les contraintes ne vous font pas peur l’argentique sera votre plus grand ami 😊

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