Damien TROLARD

Le blog photo, tout simplement

Scanner ses pellicules soit même : Choisir son scanner

Scanner ses pellicules soit même : Choisir son scanner

Hello les asticots, aujourd’hui on se retrouve avec un atelier numérisation : Comment choisir son scanner ?

Aller au labo c’est parfois loin puis c’est souvent cher et que ce soit par économie, par praticité, ou pour tout autre raison, si vous êtes arrivés jusque là, c’est que vous voulez le faire vous même. Alors du coup comment qu’on fait pour choisir le bon hein ?

Pour commencer, je sais que certains se sont posés la question, non, scanner des pellicules dans un scanner à papier ne donne pas de résultat exploitable. Du coup, si vous voulez un résultat un tant soit peu correct il vous faudra investir dans un peu de matériel. Et oui, désolé mais même pour économiser, parfois il faut dépenser en amont.

A quel prix ?

Les scanners de pellicules sont répartis sur une très grande tranche de prix, on en trouve certains autour de 50€ comme on en trouve à 2000€. Il faut donc tout d’abord savoir où se placer pour correspondre à ses besoins.

  • Entre 50 et 200€ : Ce sont des scanners parfait pour garder un souvenir au format numérique. Ne vous attendez pas à une qualité folle, en général ces scanners ont une définition d’image très limitée mais si vous souhaitez simplement éviter de perdre vos vieux négatifs ça peut être une solution à moindre de frais.
  • Entre 200 et 500€ : Ici on arrive dans des appareils visant plutôt des photographe amateur et avertis, on obtient des qualités suffisantes pour éditer, publier ou tirer ses photos
  • Au delà de 500€ : On est purement dans des appareils visant des photographes avertis et semi-pro voire professionnel, ils sont en général automatisés pour permettre d’assumer beaucoup de photos à la fois et avoir une cadence de scan optimale

Quels paramètres comparer ?

Pour pouvoir choisir son scanner il faut aussi savoir comment les comparer. On va donc parler de quels paramètre il faut regarder pour avoir le meilleurs outil possible.

La taille maximale de négatif

Premier point de comparaison, les tailles de négatifs autorisés. Si vous souhaitez faire uniquement des 135, la question ne se pose que très peu puisque c’est le format accepté par presque tout le monde. Par contre, si vous utilisez d’autres format pensez à vérifier que le scanner prend bien la taille de pellicule souhaitée autrement vous vous retrouverez coincés.

La résolution optique

La résolution c’est le nombre de point sur une certaine surface dont dispose le capteur, il est noté en DPI (ou point par pied, PPP en français). Plus il y a de point sur cette surface plus la définition de l’image sera bonne.

Cependant, restez méfiant sur les chiffres donnés. Certains constructeurs annoncent des DPI bien supérieur à ceux dont dispose le capteur de l’appareil. Ils sont rajoutés en post traitement par la machine. On obtient une image alors légèrement flou ce qui est rarement le résultat voulu.

La densité optique

La densité c’est la plage de couleurs pouvant être captée entre le noir et le blanc. C’est une valeur sans unité, elle s’étale en général de 2.5 jusqu’à 5 pour les scanner à négatifs. Plus la valeur est haute plus il y aura de nuances de couleurs captées, et donc, plus le fichier final pourra être riche et proche de la réalité.

L’ICE (suppression automatique des poussières)

L’ICE est un paramètre optionnel sur les scanner, il n’est présent que sur des appareils au delà des 300€. C’est une technologie qui permet la suppression automatique des poussières présentes lors du scan. Le scanner passe un rayon infrarouge à travers la pellicule qui permet de révéler les éléments présent à sa surface. Il peut ensuite les supprimer par lui même en post traitement. Sachant qu’il y a tout le temps des poussières sur les pellicules ça peut être un gros gain de temps pour les plus minutieux d’entre vous. Il est toujours possible d’effectuer cette correction à la main si vous le souhaitez mais cela demande beaucoup de temps, à vous de voir si vous avez besoin d’une photo parfaite. Pour les petits formats, je pense à Instagram notamment, l’ICE n’est absolument pas obligatoire. Les poussières ne seront jamais assez grande pour être visibles.

Les types de scanners

Il faut savoir qu’il existe deux grands types de scanners à négatifs. Il y a des scanners à plat et ceux qui sont pas à plat. On pourrait parler de scanner à défilement pour le second type mais en fait ils sont pas vraiment à défilement, ils sont juste un peu à part. Tous deux ont un fonctionnement assez similaire. Mais, vous vous en doutez, si ils sont classés séparément c’est qu’ils ont des qualités et des contraintes bien différentes.

Les scanners à plat

EPSON Perfection V600

Tout d’abord on trouve les scanners à plat, on en trouve de 200€ jusqu’à beaucoup d’argent. Globalement celui qui domine le marché actuellement est EPSON avec sa gamme Perfection. On avait jusqu’au milieu des années 2010 Canon qui faisait de la concurrence avec les CanoScan mais ils ont maintenant presque totalement disparu en France. On peut encore en trouver quelques-un d’occasion mais Canon semble pour l’instant avoir quelque peu jeté l’éponge dans les scanners vraiment dédiés aux photographies argentiques.

Lequel choisir ?

Etant donné qu’actuellement il ne reste plus vraiment de concurrence sur le marché le choix se limite très vite. Dans les EPSON Perfection il existe différentes gamme de prix contenant des changement assez minimes en soit. Seule la qualité du capteur et la qualité du support de négatif change réellement entre les versions. On a également quelques fonctionnalités qui divergent mais on ne passe pas du tout au tout. C’est donc à vous de choisir suivant vos moyens et vos besoins.

Les +

  • Accepte des photos de différents formats
  • Peut scanner plusieurs photos à la fois

Les –

  • Qualité de scan pas toujours au rendez-vous
  • Résolution optique souvent faible
  • Prend de la place

Avantages

Le plus gros avantage de ces scanners est qu’ils sont polyvalent. On peut faire beaucoup de formats avec, tant qu’ils rentrent sur la surface du scanner et qu’un support est prévu pour. Si vous avez pleins de types de pellicules différentes n’hésitez pas plus, les scanners à plat sont fait pour vous.

L’autre grand avantage est le fait qu’on puisse mettre plusieurs photos à la fois, avec les 35mm par exemple on peut bien souvent en faire 6 voire 12 d’un coup ce qui permet d’aller très vite pour faire une pellicule complète. Ce n’est pas négligeable quand on fait beaucoup de pellicules.

Défauts

En contrepartie, bien sûr il y a aussi des défauts, le principal étant qu’en général, à prix égal avec les scanners qui ne sont pas à plat, la qualité de scan est plus basse. Etant donné la surface à scanner le capteur est beaucoup plus cher a produire on a donc une résolution optique moins élevée et on obtient donc une photo de moins bonne qualité.

Ensuite, le second problème intervient du côté de la mise au point. Etant donné que le focus est prédéfini dans le scanner pour pouvoir scanner plusieurs photo d’un coup, il arrive qu’il soit un peu trop en avant ou en arrière dès que le négatif est un poil bombé (ce qui est le cas 99% du temps). Encore une fois on a donc une perte de qualité qui se résulte en un léger flou.

Pour finir, on ne va pas se mentir ce genre de scanner prend de la place. Ils sont du même format que les scanner papier donc attendez vous à avoir un produit qui reste imposant, pensez donc à lui trouver une place dédiée.

Les scanners pas tout à fait à plat

Scanner à défilement – PLUSTEK OpticFilm 8100

On trouve ensuite les scanners qui sont pas vraiment à plat, je ne m’engagerais pas à parler de scanner à défilement comme la pellicule ne défile pas vraiment devant le capteur. On peut à la limite parler de scanner spécialisé étant donné qu’ils s’occupent généralement que d’un seul type de pellicule.

Ici encore on en trouve à tous les prix. Depuis 50€ jusqu’à beaucoup d’argent. Globalement je ne parlerais pas vraiment des scanner dans des prix inférieur à 150€, ils peuvent être suffisant pour stocker des photos numériquement en tant que souvenir mais ne vous attendez pas à une qualité folle. Vous obtiendrez en général une en assez mauvaise définition, difficile de choisir le meilleurs d’entre eux puisqu’ils proposent des qualités assez proches entre eux.

En dehors des scanners bas de gamme on a surtout deux marques qui ressortent réellement du lot. Plustek, qui agit surtout dans le milieu de gamme, entre 200 et 600€. Et Réflecta qui joue un peu sur tous les terrains en partant du très bas de gamme avec des scanners à 100€, puis avec des scanner milieu de gamme et jusqu’à des scanners totalement dédiés aux professionnels, autour des 2000€.

Ici, tout comme Canon pour les scanners à plats, Nikon, de son côté, a aussi disparu des scanners de ce type. Il était présent jusqu’au début des années 2010 avec sa gamme CoolScan. On en trouve encore quelques uns d’occasion même s’ils sont finalement assez dépassés par les technologies actuelles.

Lequel choisir ?

Plusteck ou Réflecta, c’est l’éternelle question. Globalement les deux sont très comparables. Encore une fois c’est à voir suivant vos moyens et vos besoins mais aucun des deux ne prend réellement le pas sur l’autre.

Les +

  • A prix égal, qualité de scan supérieur face aux scanner à plat
  • Prend assez peu de place

Les –

  • N’accepte en général qu’un format de négatif
  • Défilement automatique des pellicules uniquement pour les appareils assez hauts de gamme

Avantages

Le principal avantage des scanners de ce type est qu’ils ont une surface de scan beaucoup plus limité. Et de ce fait, à prix égal avec les scanner à plat, la différence de qualité du capteur s’en ressent énormément. La résolution optique s’en voit bien supérieur et la différence se voit sur le fichier final. De plus, contrairement aux scanners à plat ils embarquent souvent un autofocus qui permet d’obtenir une photo beaucoup avec une netteté beaucoup plus qualitative.

Ensuite, contrairement à son homologue il prend finalement assez peu de place. Plustek par exemple, fournit des sacoches de transport avec ses produits. Pour vous dire à quel point la place est un paramètre important de ces scanners.

Défauts

Du côté des défauts on retrouve surtout le fait qu’ils n’acceptent qu’un seul type de négatif, en général les 135. Désolé pour ceux qui font des 120 ou d’autres formats plus exotiques mais ce genre de scanner ne les accepte pas souvent.

Ensuite, le second gros soucis est que la plupart de ces outils n’embarquent pas de défilement automatique. On a besoin de venir avancer à la main la pellicule dans le scanner à chaque photo. C’est donc un très gros point noir, quand on fait 36 poses c’est vite barbant de faire les mêmes gestes 36 fois. Ce problème est corrigé sur les appareils comme le Reflecta ProScan 10T, dommage que ce ne soit pas le cas pour des appareils moins coûteux.  

Pour conclure

En bref, tous les deux ont des qualités et des défauts bien différents. Les scanners à plat s’orientent plus vers la polyvalence. Ils proposent de scanner différents types de pellicules et d’avoir une cadence assez élevée. Tandis que les scanners spécialisés s’orientent plus vers la qualité de l’image. On ne peut alors plus faire qu’un seul format de pellicule et la cadence est moins élevée mais la qualité de l’image est bien meilleure.

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