Damien TROLARD

L'argentique c'est beau, mangez-en !

Comment j’en suis arrivé à vendre des tirages d’art ?

Comment j’en suis arrivé à vendre des tirages d’art ?

Hello les loupiots ! Aujourd’hui on va parler d’un grand pas dans mon parcours de photographe, une décision à la fois très enrichissante mais aussi très chronophage ! On va parler de comment j’en suis arrivé à vendre mes photographies sous forme de tirages d’art. 😊

Un passage à l’argentique

Voilà bientôt 4 ans que je fais de la photographie. J’ai commencé par faire des manifestations, j’ai fait de la photo de rue, de l’événementiel, des portraits, mais malgré tous ces types de photos, ma soif n’était pas étanchée. Il était temps d’aller encore plus loin. Et comme j’avais des appareils argentiques à ma disposition, j’ai plongé la tête la première dedans. Me voilà donc mi-2019 à me mettre à la photographie argentique.

La photographie argentique est en quelque sorte le déclic qui m’a mené à faire des tirages. L’argentique a un réel coût. Chaque pellicule coûte de l’argent, son développement et la numérisation (ou la fabrication de tirages) a également un prix. Comme je suis étudiant et que je n’ai pas de réel revenu, c’était pour moi hors de question de dépenser 30 à 40€ par pellicule, il fallait donc trouver un moyen de diminuer la facture. Et pour cela, la solution a été d’investir le matériel nécessaire à monter un laboratoire photo à la maison. Pour les petits curieux que ça intéresse, j’en parle plus en détail par ici : Comment j’ai créé mon laboratoire photo à la maison ?

Un grain de folie

Après énormément de recherche sur YouTube et différents blogs, j’ai commencé par développer moi-même mes pellicules. Comme le matériel ne coûte pas grand chose, c’était plutôt un bon plan. Il faut juste du temps et un peu de méthode. La première pellicule est compliquée à faire puis on prend le coup de main. Ca prend une petite demi-heure, c’est sympa à faire, c’est même assez gratifiant en fin de compte.

Après avoir développé 3 pellicules, je me suis dit que ce serait cool de pouvoir aussi les scanner à la maison. Comme je publie mes photos principalement sur les réseaux sociaux, il me fallait absolument pouvoir les numériser. Et quitte à développer ses pellicules à la maison, autant ne pas devoir aller jusqu’au labo juste pour les scanner.

Là j’avoue, le budget en a pris un coup, mais en soit c’est rentabilisé assez vite mine de rien, donc ça restait relativement intéressant. Mais évidemment après quelques mois je me suis posé la question d’aller encore plus loin. J’ai fait faire mon premier livre photo en 2017, j’ai commandé mon premier tableau photo en 2018, et si je tirais mes photos moi-même en 2019 ?

Ça paraissait complètement fou parce qu’il faut pas mal de matériel qui coûte extrêmement cher neuf. On parle quand même de sommes s’envolant rapidement au-delà des 1000€. Mais après plusieurs mois de recherche sur le marché de l’occasion, j’ai trouvé mon bonheur pour un coût relativement faible (pour du matériel professionnel). Et du coup baaaaaaaaaah, je me suis ruiné… Mais maintenant je peux mettre des photos partout chez moi pour un coût dérisoire 😍

Entre passion et besoin d’argent

Bien, maintenant que vous savez comment j’en suis arrivé à mes tirages, il ne manque plus que le dernier morceau, comment j’ai décidé d’en faire profiter d’autres personnes ?

Les photographes le savent déjà, le matériel photo coûte extrêmement cher. Et même si j’ai réussi à me faire un laboratoire à prix cassé à côté de sa valeur réelle, il n’empêche que ça reste une énorme source de dépenses. Face à une passion de plus en plus imposante, il devenait nécessaire de trouver un moyen de combler le trou dans le budget. Et pour faire rentrer de l’argent, quoi de mieux que d’utiliser cette même passion ? Un moyen était tout trouvé : vendre des tirages d’art.

Finalement vendre des tirages est avant tout un moyen de lier l’utile à l’agréable. Gagner un peu d’argent tout en continuant ma passion. Mais c’est aussi un moyen de faire quelque chose pendant ma période de chômage. Je suis à la recherche d’un poste de chargé de communication dans le milieu culturel ou événementiel, et j’avoue qu’un petit virus qui porte le doux nom de Covid-19 m’a pas mal compliqué la tâche 😅. Cette passion est finalement devenue mon boulot en attendant de trouver un job à temps plein.

En bref

La vente de tirage était pour moi autant une nécessité qu’un accomplissement personnel. C’était d’abord une envie mais ça a finit par devenir une nécessité pour avoir une source de revenu. Aujourd’hui j’espère que l’aventure pourra continuer, et qui sait, peut-être que la prochaine étape sera de réussir à exposer dans une galerie d’art ? 😉

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