Damien TROLARD

Le blog photo argentique

Appareil photo argentique : comment le choisir ?

Appareil photo argentique : comment le choisir ?

4.5 /5 -
2 votes

Hello les asticots ! Alors comme ça, ça y est ? Vous voulez enfin vous mettre à l’argentique ? Et bien bienvenus, vous êtes arrivés au bon endroit. Installez-vous confortablement avec nous, au club des petits curieux des anciennes technologies !

Choisir son appareil photo est un grand et long questionnement. Vous allez douter, c’est certain. Mais rassurez-vous, on va essayer de faire en sorte que vous fassiez le meilleur choix. En fait, chaque modèle d’appareil a ses petites spécificités, et chaque photographe a ses besoins et ses préférences. Aujourd’hui, on va tenter de voir ensemble quel appareil est fait pour vous !

Des appareils de tous les âges

L’argentique est la technique photographique qui a le plus existé dans notre histoire. La photographie a aujourd’hui près de 200 ans, tandis que les pellicules argentiques ont déjà plus de 130 ans ! Il faut donc savoir qu’il existe des appareils de toutes les époques, et tous n’ont pas les mêmes caractéristiques.

Attention aux formats de pellicule

En choisissant votre appareil, il est important de savoir que tous n’utilisent pas des pellicules de la même taille. Et comme nous en parlions dans l’article, comment choisir sa pellicule argentique, certains formats de pellicule sont aujourd’hui introuvables dans le commerce puisqu’ils ne sont plus fabriqués.

A l’heure actuelle, il est encore très facile de trouver les très connues, pellicules au format 135, qu’on appelle aussi 35mm. Mais on trouve aussi très facilement des pellicules au format 120, qui produisent des images de plus grande taille. Et dans une moindre mesure, on peut aussi trouver quelques pellicules au format 110, utilisées dans certains appareils ultra compacts. Mais, pour ces dernières, sachez tout de même que très peu de laboratoires sont capables de les développer.

Si l’appareil de vos rêves utilise un autre format, ça risque d’être plus compliqué, autant pour trouver une pellicule, que pour trouver un laboratoire qui puisse les développer. Une seule exception existe : dans le cas pellicules 620, même si elles ne sont plus produites, on peut quand même bidouiller des pellicules 120 pour les transformer en 620.

L’électronique prend peu à peu du terrain

Au fil des époques, les appareils ont embarqué de plus en plus d’assistances pour faciliter la vie des photographes. Par exemple, jusqu’aux années 50, quasiment tous les appareils avaient un objectif unique et ne disposaient presque d’aucun réglage, et encore moins d’électronique, il est donc très compliqué de débuter avec.

A partir des années 60, les reflex ont commencé à avoir des d’objectifs interchangeables. Ensuite, à partir des années 75, c’est l’électronique est arrivé en créant des appareils de plus en plus automatisés. Enfin, durant les années 90, c’est l’autofocus qui est venu s’ajouter aux appareils pour permettre de faire la mise au point automatiquement.

Autrement dit, suivant l’âge de l’appareil que vous choisissez, tous ne seront pas à égalité sur le plan technique. Les appareils les plus anciens nécessitent plus de connaissances et de compétences que d’autres plus modernes. Pensez donc à choisir un appareil adapté à votre niveau !

Quel appareil pour quelle utilisation ?

Les reflex – Le roi des appareils

Minolta Dynax 300si (1995) & Canon AE1 Program (1981)

Les appareils photo reflex sont sûrement les plus connus des appareils. Très démocratisé en argentique comme en numérique, ce sont les appareils qu’on croise le plus chez les photographes professionnels.

Ils peuvent être utilisés dans presque toutes les conditions. Seul problème souvent relevé : entre l’appareil en lui-même et ses objectifs, ils sont souvent lourds et encombrants. Oubliez donc les reflex si vous souhaitez un appareil à transporter dans votre poche.

Les compacts – Petit et pratique

Snap Sights, appareil photo sous-marin à 10€ (1995) & Canon Prima AF-7 (1994)

Pour pallier aux problèmes des reflex, on a inventé les compacts, qu’on appele aussi Point & Shoot. Rendu le plus petit possible, ils sont souvent assez limités dans leur utilisation. Mais avec les compacts, on a le strict minimum et on fait avec !

Globalement se sont des appareils très sympa pour voyager léger ou simplement pour s’amuser sans avoir à se poser trop de questions. Et oui, ici à part penser à mettre une pellicule et à appuyer sur le déclencheur, on n’a pas grand-chose à faire. Votre seul travail sera de cadrer correctement, et de profiter !

Les télémétriques – Idéal pour les reportages

Mondika EE II (1975)

Les appareils télémétriques sont des appareils un peu à part dans le monde de la photographie. Ces appareils utilisent un système de mises au point différent. Là où sur les reflex on voit uniquement l’image qui sera présente sur la photo, ici, le viseur est totalement indépendant et permet de voir ce qu’il se passe autour du cadre.

Ces appareils sont très utiles pour faire des photos de rue, ou du reportage puisqu’on peut voir l’ensemble de la scène présente devant nous. Mais si vous utilisez des objectifs assez zoomés, il devient alors très compliqué de cadrer, comme de faire la mise au point. C’est donc un appareil utile dans certaines circonstances, mais bien embêtant dans d’autres.

Les bi-objectifs – Le charme de l’ancien

Fex Ultra Reflex (version de 1956)

Les appareils bi-objectifs sont des reflex au design bien particulier. Comme leur nom l’indique ils embarquent 2 objectifs différents. Ce sont les ancêtres de nos reflex modernes. L’âge d’or de ces bijoux se situe entre les années 30 et 70. Attendez-vous donc à des appareils très rudimentaires.

Au-delà de leur look très rétro, leur conception est extrêmement simplifiée par rapport aux reflex plus modernes. Et comme ils datent d’une époque où le métal était très présent dans les appareils, et où l’électronique n’existait quasiment pas, ils sont généralement très robustes. Ils sont donc très sympas à utiliser pour le côté historique, mais débuter avec ce genre d’appareil n’est pas du tout recommandé.

Les appareils jetables & réutilisables

Photographie d'un appareil Lomography Simple Use, appareil photo jetable mais réutilisable
Lomography Simple Use

Enfin, il existe également des appareils jetables. Transportable facilement et accessibles à tous, ce sont des appareils qui ont fait le bonheur de beaucoup d’amateurs de photographie dans les années 90. Malgré tout même s’ils sont encore en vente, je ne les recommande pas pour des questions environnementales.

Mais heureusement, certaines marques ont transformé leurs jetables pour les rendre réutilisables. Ils ressemblent souvent aux appareils jetables et ont des prix tout aussi accessibles, mais ils sont parfaitement réutilisables ! Une fois la pellicule terminée, on peut le recharger pour continuer à s’en servir ! Parfait pour les débutants, ou même pour voyager léger, ou faire des photos en vacances, en soirée, ou en festival, sans craindre d’abimer un appareil plus coûteux, n’hésitez plus :

Je suis débutant, je prends quoi ?

Contrairement à ce qu’une partie des gens pensent, l’argentique n’est pas un domaine accessible uniquement à quelques passionnés. Il faut simplement choisir un appareil adapté à son niveau. Pour les débutants, il est nécessaire de privilégier des appareils modernes. Peu importe les marques ou les modèle, à partir des années 90, la plupart d’entre eux sont capables de compenser vos erreurs grâce à l’électronique qu’ils embarquent, ils sont donc plus faciles à prendre en main.

Mais si vous souhaitez apprendre réellement la photographie, pensez à choisir un appareil avec un mode manuel, ou semi automatique, il vous permettra de prendre la main sur ses paramètres quand vous le souhaiterez !

Où acheter son appareil photo argentique ?

Les magasins professionnels

L’avantage des appareils proposés par des professionnels est qu’ils sont généralement vendus avec une garantie de quelques mois. Et oui, même si ces appareils sont normalement vérifiés, réparés et testés, ils ont déjà bien vécu. Une panne peut donc survenir après votre achat. Aller voir un professionnel est avant tout un gage de sécurité.

Seulement cette sécurité a aussi un coût. La plupart des appareils vendus en magasin sont des appareils en panne qui ont été réparés. Et cette réparation a un prix qui est répercuté sur l’acheteur. Au final, on a souvent des appareils qui sont bien plus cher que sur les plateformes entre particuliers. Ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses.

La vente entre particuliers

La solution quand on a des petits moyens, ou simplement quand on cherche un appareil peu courant, c’est quand même les vides grenier et les sites de vente entre particuliers. Vous y trouverez des appareils dans tous les états et à presque tous les prix. Votre but va donc être de réussir à faire le tri entre les offres intéressantes et les appareils bons pour faire des pièces détachées.

Privilégier les appareils qui ont fonctionné récemment

Dans beaucoup de cas, les appareils vendus par des particuliers n’ont pas servi depuis bien des années, et il est impossible de savoir s’il marche correctement au premier coup d’oeil. Dans ce cas, ce sera au petit bonheur la chance, il se peut que l’appareil fonctionne à merveille… Ou pas du tout.

Et si vous n’êtes pas un adapte du Loto, mieux vaut privilégier des appareils qui ont servi récemment. Le vendeur pourra ainsi vous prévenir tout de suite si l’appareil a des problèmes.

Est-ce que les mousses d’étanchéités sont dans un bon état ?

Mais dans un cas comme dans l’autre, il existe un problème très courant sur les appareils d’occasion. Sur une bonne partie d’entre eux, la pellicule est isolé de la lumière à l’aide d’une mousse noire qui permet une étanchéité totale. Si cette mousse est dégradée, il se peut que de la lumière se faufile jusqu’à la pellicule, et vienne créer des fuites de lumière sur les photographies. Mais tous les appareils ne contiennent pas de mousse, certains ne sont donc pas vraiment concernés.

Un négatif avec des fuites de lumière

Cependant rassurez-vous, si vous choisissez un appareil avec ce problème, cette mousse se change assez facilement. Malgré tout, ce sont des frais supplémentaires à prévoir. Comptez de 10 à 20€ si vous le faites vous-même, et autour des 50€ si vous le faites faire par un professionnel.

Pour ceux qui souhaitent changer les mousses isolantes de leur appareil, c’est un sujet qu’on a abordé par le passé ici :

Vous aimez cet article ?

Notez le !

4.5 /5 - 2 votes

Vous avez trouvé ce post utile ?

Partagez le sur les réseaux sociaux !

Abonnez-vous à la newsletter !

Et restez au courant des prochains articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *